|
L’étude 2009 de l’agence de conseil PricewaterhouseCoopers sur le « e-travel leisure » vient d’être révélée. Le constat est sans appel : le e-tourisme poursuit sa croissance et transforme inexorablement le secteur du voyage. > Premier constat : le nombre d’intermédiaires sur le marché du e-tourisme se réduit entre le producteur de voyage et le consommateur Ce secteur, qui affichait ces dernières années des croissances vertigineuses - de l’ordre de 20% par an avec des pics à 30-40% (Source : agence de voyage en ligne française) depuis 2003 - résiste à la crise et continue de gagner des parts de marché sur le marché physique. Mais l’évolution la plus importante du secteur se situe au niveau des acteurs. De nouveaux types de sites Internet, comme « les infomédiaires » (comparateurs de prix, sites d’informations…) gagnent en audience et provoquent notamment une remise en cause des modèles économiques des agences de voyage en ligne. Selon le cabinet PWC, cette désintermédiation du secteur devrait se poursuivre.
> Deuxième conclusion : le marché du e-tourisme devrait passer le cap de la crise Le marché du e-tourisme confirme sa progression et continue de gagner des parts de marché sur le marché physique. Les réservations en ligne devraient croître de 0,6% (Source : PhocusWright, PwC analyses) en 2009 en Europe, dans un contexte de crise où le secteur du voyage en général diminue en moyenne de 10% (Source : PhocusWright, PwC analyses) et de 9% en France.
Portée par les avantages offerts aux consommateurs, la croissance du secteur devrait se poursuivre en sortie de crise, avec + 15% de croissance annuelle, même si dans des proportions moindres que les années précédentes. « En période de crise, le voyage en ligne, qui permet aux internautes de faire des recherches sur le meilleur prix, a de quoi séduire les consommateurs. Particulièrement adapté aux caractéristiques d’Internet (accès permanent à la totalité de l’offre, outil de comparaison…), le secteur profite également de la progression du taux d’équipement haut débit des ménages » précise Alain Calmé, associé en charge du Conseil en Stratégie chez PWC.
> Troisième conclusion : la transformation du secteur profite aux infomédiaires et producteurs de voyage en ligne Internet a modifié et accru la complexité de la chaîne de valeur du marché du voyage. De nouveaux types d’acteurs comme les « infomédiaires », sites Internet spécialisés dans le partage d’informations sur le voyage, voient leur rôle se confirmer. Leur capacité à répondre aux recherches d’exhaustivité des consommateurs et leur rôle auprès des marchands vers lesquels ils redirigent les demandes en font des acteurs désormais incontournables. « Dans leur processus de réservation de leur voyage, les consommateurs font difficilement la différence entre les comparateurs de prix, qui sont un type d’infomédiaires, et les agences de voyages en ligne », précise Olivier Vialle, Senior Manager du Strategy Group chez PricewaterhouseCoopers.
> Enfin : les modèles économiques évoluent Parallèlement, les producteurs de voyage ont durant ces six dernières années de développement mis en place des solutions de ventes directes sur Internet. Conséquence directe de ces changements, les modèles économiques évoluent : les commissions aériennes pour les agences de voyages, physiques et en ligne, ont disparu, et certains sites importants suppriment les frais de dossiers, les agences en ligne ayant de moins en moins de sources de profits.
Dans ce contexte, la disparition des réseaux physiques des agences de voyages se poursuit - moins 2 à 3 % (Source : Xerfi) en France entre 2007 et 2008 - et les agences traditionnelles sont contraintes de s’adapter. « Nous sommes en train d’assister à une désintermédiation progressive du marché du voyage sur l’aérien. À moyen terme, le mouvement de consolidation devrait se poursuivre au sein des agences de voyages en ligne pour assurer la profitabilité du secteur. Ces agences vont mettre en avant d’autres segments de marché, tels que l’hôtellerie ou des niches de voyage (trekking, croisières, voyages sur mesure, …) » conclut Alain Calmé.
L’étude complète est disponible sur le site www.pwc.fr |
|
|