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Vers la fin du "désolé, aucun produit ne correspond à votre recherche" ?
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Écrit par Elodie Declerck   
17-02-2010

 
Index de l'article
Vers la fin du "désolé, aucun produit ne correspond à votre recherche" ?
Page 2
 
 
 
 
 
 
 
 
Alors que l’éditeur de solutions de searchandising Compario vient d'être récompensé d'une aide à l'innovation de 500 000 € pour son positionnement avant-gardiste, son PDG Pascal Podvin dresse un état des lieux du marché du e-commerce.
 
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Dans quel contexte évolue votre société ?
 
Compario est une start-up française qui opère sur le marché du e-commerce au sens large. Ce marché est en train de se transformer avec une grand rapidité et il existe une place à occuper dans le domaine de la recherche et du merchandising qui, combiné, donne le barbarisme de « searchandising ».
 
Compario est un leader du searchandising : notre promesse est, d’une part, d’aider les internautes à trouver de façon plus rapide et plus efficace les produits qu’ils recherchent et, d’autre part, d’aider les marchands à mettre en avant leurs produits en fonction de règles de business entrant dans ce processus de recherche des internautes.
 
En fait, ce que nous faisons sur le net n’est pas révolutionnaire dans le monde physique : lorsque vous cherchez un produit en magasin, vous suivez un parcours, et tout au long de celui-ci, le marchand va tirer parti de votre processus de recherche pour mettre en avant ses produits sous forme par exemple de têtes de gondole, de produits à hauteur des yeux, etc.

Ce n’est pas révolutionnaire dans le domaine physique, mais qu’en est-il sur Internet ? Y avait-il un manque ?
 
Aujourd’hui, beaucoup d’e-marchands n’ont pas le niveau de sophistication que les internautes attendraient d’eux. Mais surtout, l’e-marchand ne tire pas forcément bien parti de ce processus de recherche des internautes pour faire par exemple ce qui a rendu célèbre Amazone, à savoir que les clients qui ont acheté le produit A sont aussi allés consulter le produit B ou C. De même, les e-marchands ne tirent pas encore assez parti de tous les procédés de personnalisation qui existent et qui font qu’au final on peut proposer un site web personnalisé à chaque internaute.
 
Ils accusent également un retard dans le domaine du social-shopping, c’est-à-dire les notes, les avis, les commentaires des utilisateurs qui leur permettent de vendre en utilisant les avis des autres comme règles de mise en avant de produits. Par exemple : « Montrez-moi l’ensemble des chaussures de bateau niveau régate professionnelle qui sont le mieux notées par les utilisateurs ». Enfin, ils ne misent pas suffisamment sur les réseaux sociaux, qui représentent un canal à part entière permettant d’augmenter leurs ventes.

Dans le domaine du voyage qui représente des achats plus réfléchis et avec un panier plus important que l’achat d’une paire de chaussures par exemple, est-il utile et légitime pour un site de renvoyer sur d’autres achats possibles, d’autres produits… ?

Je ne sais pas si la technique est nécessairement celle-ci, mais en tout cas il faut en tenir compte. Aujourd’hui, que ce soit dans le domaine du tourisme ou tout autre domaine, le marchand n’est pas ou plus le seul à maîtriser sa marque. Il faut savoir que la marque vit sa vie à 99,9 % ailleurs que sur le site du marchand. On a de très nombreux exemples où, à la suite de maladresses dans la sortie de produits ou dans la communication produits, on a vu des internautes s’emparer d’une marque sur des sites communautaires et la mettre en pièces. Il faut donc être conscient du positionnement qu’on occupe sur cette carte des réseaux sociaux et en tirer parti. Le sens de l’histoire va vers une ouverture des marques aux réseaux sociaux, et il sera bientôt impensable de ne pas tenir compte des avis des utilisateurs pour vendre son produit.

Une agence qui ne tient pas compte de tous ces facteurs, qui n’est pas présente sur le web, qui ne fait pas dans le réseau social, est-elle une agence morte ?

 
Dans tous les cas, elle rate une opportunité phénoménale ! D’autant que celles qui précisément ont une présence physique disposent d’un atout fondamental que les pure-players n’ont pas à leur disposition. D’ailleurs on voit beaucoup de pure-players se mettrent au « brick » (regardez ce que font Amazone, Pixmania…) et il est clair aujourd’hui que dans le palmarès des meilleurs sites marchands, on trouve de plus en plus de sociétés qui sont multicanales : qui font du brick et du click. En bref, le « web-to-store » est une tendance qui se développe de plus en plus.
 
 


   

  
 

 


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